Legislation du travail

Code du travail

Vous souhaitez avoir des précisions
en droit du travail : licenciement, démission, congés, contrat de travail...

Consultez les rubriques qui vous concernent !

Interrogez un juriste

Vous rencontrez des difficultés dans votre travail, ou vous voulez connaitre vos droits ? L'inspection du travail ne peut vous répondre?

Interrogez l'un de nos juristes pour obtenir une information claire et rapide.

Découvrez notre service en ligne de questions/réponses


Questions d'actualité

News droit du travail

Rupture conventionnelle : droit au chomage sous condition d'homologation

Le 14/05/2012
(...)La loi de modernisation du marché du travail du 26 juin 2008 instaurant la rupture conventionnelle prévoit expressément que ce type de rupture permet au salarié de bénéficier de l'allocation chômage s'il remplit les conditions posées par Pôle Emploi.Le règlement général annexé à la convention d'assurance chômage précise que pour pouvoir bénéficier de l'allocation chômage, l'intéressé doit remplir certaines conditions :-avoir été affilié au moins 4 mois au cours des 28 derniers mois ou au cours des 36 derniers mois pour les salariés âgés de plus de 50 ans-être inscrit comme demandeur d'emploi-être à la recherche effective d'un emploi. -être âgé de moins de 60 ans-être physiquement apte à occuper un emploi-avoir perdu involontairement son emploi ou rentrer dans un cas de démission légitime.-résider sur le territoire françaisOr, l'article 2 dudit règlement énonce que «sont involontairement privés d'emploi ou assimilés les salariés dont la cessation du contrat de travail résulte (notamment) d'une rupture conventionnelle du contrat de travail, au sens de l'article L 1237-11 et suivants du code du travail.Mais encore faut-il que la rupture conventionnelle soit valable. Pour l'être, elle doit être homologuée par la DIRRECTE. L'autorité administrative dispose d'un délai d'instruction de quinze jours ouvrables, à compter de la réception de la demande, pour s'assurer du respect des conditions prévues par la loi et de la liberté de consentement des parties.A défaut de notification dans ce délai, l'homologation est réputée acquise et l'autorité administrative est dessaisie. La cour d'appel de Paris a récemment rendu une décision* en la matière et décide : si une rupture conventionnelle n'est pas homologuée par l'administration, le salarié ne peut pas prétendre aux allocations de chômage. La procédure d'homologation est en effet une condition substantielle de validité de la rupture conventionnelle selon les juges.*CA Paris, n° 11/06828, pôle 02, ch. 02 du 6 avril 2012

Harcèlement sexuel : le Conseil Constitutionnel censure le texte pénal

Le 11/05/2012
(...)Le Conseil constitutionnel a, dans une décision du 4 mai 2012*, abrogé l’article 222-33 du Code pénal réprimant le harcèlement sexuel.Cet article punissait d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende « le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle ».Le Conseil a estimé que l’article 222-33 ne définissait pas assez les éléments constitutifs de l’infraction. En effet, selon l’article 34 de la Constitution, le législateur a l’obligation de fixer lui-même le champ d’application de la loi pénale et de définir les crimes et délit en termes suffisamment clairs et précis.Depuis le 5 mai, et jusqu’à ce qu’une nouvelle loi soit promulguée, aucune poursuite pénale pour harcèlement sexuel ne peut être intentée. De même, toutes les affaires en cours et non jugées définitivement prendront fin soit par un classement sans suite soit par un jugement de relaxe.Cependant, les dispositions de l’article L.1153-1 du Code du travail, selon lesquelles « les agissements de harcèlement de tout personne dans le but d’obtenir des faveurs sexuelles à son profit ou au profit d’un tiers sont interdits » demeurent encore en vigueur car elles ne sont pas visées par la question prioritaire de constitutionnalité adressée au Conseil.En matière de droit du travail, la Jurisprudence a largement précisé la notion de harcèlement sexuel, et le Conseil a déjà indiqué qu’une « infraction qui ne serait pas définie dans un texte de manière claire et précise, ou ne serait pas explicitée, peut ne pas entraîner d’inconstitutionnalité si d’autres textes du même domaine ou la jurisprudence ont apporté les éclaircissements permettant de pallier les lacunes du texte contesté». * Conseil Constitutionnel, 4 mai 2012, décision n°2012-240.

Réforme relative à la médecine du travail

Le 03/05/2012
(...)Le décret du 30 janvier 2012 (n°2012-135) relatif à l’organisation de la médecine du travail modifie les règles applicables aux visites et avis de la médecine du travail.A compter du 1er juillet 2012, voici les règles qui s’appliqueront en la matière :Visite de pré-reprise :-seuls les arrêts de travail de plus de 3 mois pourront permettre au salarié, au médecin traitant ou au médecin conseil de la sécurité sociale de demander une visite de pré-reprise. Actuellement elle peut être demandée par ces mêmes personnes mais préalablement à la reprise du travail, sans condition de durée d’arrêt.Visite de reprise :La visite médicale de reprise sera obligatoire et devra avoir lieu dans les 8 jours de la reprise :-pour les absences d'au moins 30 jours pour cause d'accident du travail, de maladie non professionnelle ou d'accident non professionnel-pour toutes les absences pour cause de maladie professionnelle-après un congé maternitéL’employeur devra désormais saisir le médecin du travail qui organise la visite de reprise, dès qu’il aura connaissance de la date la fin de l’arrêt de travail. Il n'a pas à attendre la date effective de fin de l'arrêt.Avis du médecin du travailUn seul examen médical constatant l'inaptitude suffira, non seulement en cas de danger immédiat (ce qui est déjà le cas actuellement) mais également lorsqu’un examen de pré-reprise aura eu lieu dans un délai de 30 jours au plus.Par ailleurs, en cas de contestation de l'avis du médecin du travail, l'employeur ou le salairé dispose d'un délai de 2 mois pour adresser un courrier recommandé avec avis de réception à l'inspecteur du travail dont relève l'entreprise.L’avis de l’inspecteur du travail pourra ensuite être contesté dans un délai de deux mois devant le ministre chargé du travail.

Comparatif des mesures proposées par les différents candidats à l'élection présidentielle concernant les droits et conditions de travail

Le 11/04/2012
(...)  Tous les candidats à l'élection présidentielle de 2012 émettent des propositions sur divers sujets y compris sur les droits et conditions de travail. Il nous a semblé important d'établir un comparatif des mesures proposées par les différents candidats et qui visent les droits et conditions de travail. Nous avons synthétisé ces proposition et les avons regroupé sous la forme d'un tableau comparatif. Cette liste est non exhaustive.   Nathalie Arthaud "A partir du moment où chacun apporte sa pierre à l’édifice de la société avec son tra­vail, il pourra disposer de tout ce dont il a besoin. Autant dire que la question des salaires dans une société communiste se posera bien différemment." François bayrou "Simplification du droit du travail pour revoir les dispositions devenues incompréhensibles et inapplicables. Le CDD doit être strictement réservé aux cas prévus par la loi (missions à durée déterminée, emplois saisonniers…).""Un contrat de travail unique - le CDI - doit être désormais la règle : fondé sur une consolidation progressive des droits, il permettra de connaître le montant des indemnités dues, en cas de licenciement et diminuera le recours aux prud'hommes, long et aléatoire pour les parties. C’est un élément de libération pour ceux qui voudraient embaucher mais craignent les contentieux coûteux." Jacques Cheminade "Doubler le nombre d’inspecteurs du travail, en les associant à la politique d’ensemble économique et sociale poursuivie." Nicolas Dupont-Aignan François Hollande "Je mettrai en place un dispositif de notation sociale obligeant les entreprises de plus de 500 salariés à faire certifier annuellement la gestion de leurs ressources humaines au regard de critères de qualité de l’emploi et de conditions de travail.""Je défendrai l’égalité des carrières professionnelles et des rémunérations entre les femmes et les hommes. Une loi sanctionnera les entreprises qui ne respectent pas cette règle, notamment par la suppression des exonérations de cotisations sociales." Eva Joly "Un plan d'action contre la souffrance au travail sera lancé. Il renforcera la démocratie du travail et le pouvoir des institutions représentatives du personnel, créera un service public national de la santé au travail et assurera la réparation intégrale des accidents du travail et des maladies professionnelles. Les entreprises donneuses d’ordre et les maisons mères seront tenues responsables des dommages économiques, sociaux et environnementaux de leurs sous-traitants et de leurs filiales, en France comme à l'étranger. Les droits civil, pénal et commercial seront modifiés en ce sens." Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon "Un quota maximal d'intérimaires et de contrats à durée déterminée égal à 5% des effectifs dans les grandes entreprises et 10% dans les PME (sauf dérogation justifiée).""Refonte du Code du travail pour abolir la précarité et établir l’égalité femmes-hommes. Le CDI doit redevenir le contrat de travail dominant et le CDD l’exception.""Les effectifs de l'inspection du travail seront doublés pour faire respecter les droits sociaux du travail." Philippe Poutou "Contrôle des salariés sur les finalités et l’organisation du travail. On devrait discuter la nécessité de nombreuses activités industrielles, comme l’armement ou les activités dangereuses pour les travailleurs, les populations et l’environnement (produits chimiques, risques d’explosions...).""Pénalisation systématique des employeurs en cas d’accident du travail ou de suicide lié de près ou de loin au travail et un principe de précaution concernant les produits dangereux pour les êtres humains ou la planète.""Interdiction des licenciements et des suppressions d’emploi.""Remplacement des emplois précaires par des CDI.""Financement par les entreprises de la totalité des déplacements vers le lieu de travail." Nicolas Sarkozy


Newsletter

Inscrivez vous pour la recevoir !

Conventions Collectives

Votre convention collective améliore vos droits par rapport au code du travail.

Vous pouvez consulter la votre dès maintenant!





Tous droits réservés © 1999-2012 Infotravail
 
Editeur - CGV - Plan du site - Nous contacter / Infotravail.com respecte la loi informatique et libertés.
Ce site est déclaré auprès de la CNIL sous le n° 1084350.