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News droit du travail

L'apprenti doit apprendre !

Le 28/03/2013
(...)Le contrat d'apprentissage permet à un jeune de suivre une formation en alternance, une partie étant dispensée dans un centre de formation (CFA), l'autre partie en entreprise.L'employeur est donc soumis à une obligation de formation de l'apprenti. Ce dernier a ainsi un statut particulier au sein de l'entreprise : s'il bénéficie de la majorité des dispositions légales comme les autres travailleurs, il n'est pas un « salarié » de l'entreprise.L'employeur doit lui confier des tâches en rapport avec la formation suivie, mais ne doit pas lui confier les fonctions d'un salarié à part entière. En effet, en cas de manquement de l'employeur à son obligation de formation, l'apprenti est en droit de réclamer devant les juges la requalification de son contrat d'apprentissage en contrat à durée indéterminée.C'est ce que vient de rappeler la Cour de Cassation dans un arrêt récent* : en l'espèce, les juges ont constaté que l'apprenti effectuait le même travail que les autres salariés de l'entreprise et « n'était pas de fait en situation d'apprentissage mais exerçait des fonctions d'agent EDF à part entière », le mettant « dans l'impossibilité matérielle de recevoir une formation professionnelle sérieuse ».Le contrat d'apprentissage a donc été requalifié en CDI. Les juges ont également estimé que le manquement de l'employeur à son obligation de formation constituait un préjudice distinct ouvrant droit au salarié au bénéfice de dommages et intérêts. * Cassation, chambre sociale, 12 février 2013, n°11-27525

Licenciement disciplinaire : attention aux délais !

Le 14/03/2013
(...)Lorsque l'employeur envisage de licencier un salarié car il lui reproche un comportement fautif, il doit respecter la procédure disciplinaire instaurée par le Code du travail.Le salarié doit être convoqué à un entretien préalable dans les règles habituelles. A compter de la date de cet entretien, qui permet au salarié de connaître les griefs que lui reproche l'employeur et de présenter sa défense, le Code du travail fixe un délai maximum d'envoi de la lettre de licenciement.En effet, en cas de licenciement pour motif disciplinaire, l'employeur a un mois à compter de l'entretien préalable pour notifier le licenciement par lettre recommandée avec AR.La Cassation vient de préciser* que ce délai ne peut pas être interrompu ni suspendu : en l'espèce, la salariée avait été arrêtée pour maladie à la même période que l'entretien préalable. L'employeur avait attendu la fin de son arrêt maladie pour notifier le licenciement, plus d'un mois après la date de l'entretien préalable.La salariée a donc saisi le Conseil de Prud'hommes afin de faire reconnaître son licenciement sans cause réelle et sérieuse, l'employeur n'ayant pas respecté le délai maximal de notification du licenciement.Les juges font droit à la demande de la salariée en affirmant que le délai d'un mois « n'est ni suspendu, ni interrompu pendant la période de suspension du contrat de travail provoquée par un accident du travail, une maladie professionnelle ou une maladie non professionnelle du salarié ».Ainsi, seul le report de l'entretien préalable par l'employeur en raison de l'impossibilité pour le salarié de s'y rendre permet de décaler la date de notification maximale du licenciement disciplinaire.* Cassation, chambre sociale, 27 février 2013, n°11-27130.

Le contrat de génération bientôt en vigueur

Le 05/03/2013
(...)La loi portant création du contrat de génération a été publiée au Journal Officiel du 3 mars 2013*. Elle entrera en vigueur dès la publication des décrets d'application.   L'objectif du contrat de génération est de : favoriser l'embauche de jeunes en contrat à durée indéterminée maintenir des seniors dans l'emploi et assurer la transmission des savoirs et des compétences.   Ainsi, les entreprises de moins de 300 salariés bénéficieront d'une aide financière si : elles embauchent en CDI un jeune de moins de 26 ans (quel que soit son niveau de formation) ; et qu'elles s'engagent à maintenir corrélativement en emploi un salarié âgé de plus de 57 ans. Si l'entreprise n'a pas de salarié senior, elle peut bénéficier de l'aide en embauchant des salariés de 55 ans et plus.   Pour les travailleurs handicapés, les seuils d’âge sont adaptés : moins de 30 ans et plus de 55 ans.   Si les conditions sont remplies, l'entreprise percevra 4 000 € par an pendant 3 ans maximum.   Les entreprises de plus de 300 salariés, qui n'ont pas accès à l'aide, seront soumises à une pénalité financière si elles ne concluent pas un accord collectif fixant des objectifs « jeunes et seniors ».   Attention : ne pourront pas bénéficier de l'aide les entreprises : ayant procédé, dans les 6 mois précédant l'embauche du jeune, à un licenciement pour motif économique ou à une rupture conventionnelle ou à un licenciement pour un motif autre que la faute grave ou lourde ou inaptitude ; ou qui ne sont pas à jour de leurs obligations déclaratives et de paiement à l'égard des organismes de sécurité sociale ou d'assurance chômage.     * Loi n°2013-185 du 1er mars 2013


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