L'abus d'autorité en matière sexuelle peut prendre des formes très diverses : promesses, intimidations, pressions ...
Des relations sexuelles obtenues par abus d'autorité peuvent être pénalement qualifiées de viol. L'abus d'autorité en matière sexuelle peut être le fait de l’employeur, d’un supérieur hiérarchique ou d’un salarié quelconque de l’entreprise.

Selon le code du travail, tout salarié ou candidat à un emploi, un stage ou une formation en entreprise, quel que soit son sexe, bénéficie d’une protection en matière de harcèlement sexuel, qu’il ait subi ou refusé de subir des agissements à l’occasion de son embauche, tout au long de l’exécution du contrat de travail ou lors de sa rupture. Les salariés qui témoignent ou relatent de tels actes sont également protégés.

Pour connaître les règles concernant le harcèlement sexuel, consultez la synthèse réalisée par nos juristes accessible en ligne (via notre émulateur minitel).

Les thèmes de notre synthèse à consulter:
- Définition légale du harcèlement sexuel
- Protection des victimes et témoins (salariés du secteur privé et fonctionnaires)
- La preuve du harcèlement sexuel
- Interlocuteurs (représentants du personnel, médecin du travail)
- Recours au pénal et/ou au civil


Actualités droit du travail

> 23-06-2006:
Responsabilité de l’employeur pour les agissements de harcèlement moral d’un salarié

Dans un arrêt du 26juin 2006, la Chambre sociale de la Cour de cassation a décidé que l’employeur engageait sa responsabilité pour les actes de harcèlement moral perpétrés par un de ses subordonnés sur les salariés. L’employeur est tenu envers ses salariés d’une obligation de sécurité de résultat en matière de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs dans l’entreprise, notamment en matière de harcèlement moral, et que l’absence de faute de sa part ne peut l’exonérer de sa responsabilité.  


> 15-12-2004:
Harcèlement et départ négocié

Selon une décision de la cour de cassation du 30 novembre dernier, la rupture négociée d'un contrat de travail est nulle lorsque le salarié l'a conclu sous l'emprise d'actes de harcèlement et de violence.


> 10-11-2004:
Nouveau cas reconnu de harcèlement moral...

Le 27 octobre dernier, la Cour de Cassation a donné un nouvel exemple de harcèlement moral. La salariée harcelée s'était en effet vu retirer sans motif son téléphone portable professionnel, fut  contrainte sans justification de se présenter tous les matins au bureau de sa supérieure hiérarchique, et d'effectuer des tâches sans rapport avec ses fonctions.En somme, la répétition de tous ces faits a généré un état dépressif médicalement constaté et nécissitant des arrêts.


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