Le départ négocié et la transaction

En dehors de tout contentieux entre vous et votre employeur, vous souhaitez quitter votre entreprise et votre employeur est d’accord pour accepter cette décision.
La rupture de votre contrat de travail pourra être un départ négocié.

Autre hypothèse :
Un contentieux est survenu à l’occasion de la rupture de votre contrat de travail et vous êtes en conflit avec votre employeur sur le motif de la rupture (par exemple, vous contestez l’incompétence ou la faute qu’il vous reproche, vous considérez que la sanction de licenciement est disproportionnée ou que le motif économique invoqué n’est pas réel et sérieux), sur les sommes qui vous sont dues, sur l’application d’une éventuelle clause de non-concurrence.
Vous pouvez choisir de régler le différend par une transaction.

- Pourquoi ne faut-il pas confondre le départ négocié et la transaction ?
- Quelles sont les conditions de validité de ces actes et quelles sont leurs conséquences ?
- Toute contestation ultérieure devant le conseil de prud’hommes est-elle impossible si une transaction est signée ?
- Et après un départ négocié ou une transaction, le salarié a-t-il droit aux allocations chômage ?

Juridiquement, la rupture du contrat de travail peut intervenir :
- Soit par une négociation entre le salarié et employeur, et ce, en dehors de tout licenciement ou démission
- Soit par un licenciement ou d’une démission dont les conséquences financières seront réglées par une transaction afin d’éviter un contentieux.

Pour connaître les règles concernant le départ négocié et la transaction, consultez les synthèses réalisées par nos juristes, accessible en ligne (via notre émulateur minitel).

Modèles et lettres types sur le sujet

Autres sujets disponibles sur ce thème


Actualités droit du travail

> 20-05-2009:
Priorité de réembauchage sur des postes en CDI ou en CDD

Tout salarié licencié pour un motif économique peut bénéficier d’une priorité de réembauchage pendant un délai d'un an à compter de la date de rupture de son contrat, s'il en fait la demande dans ce même délai. Cette priorité doit être mentionnée dans la lettre de licenciement. L'employeur est tenu d’informer le salarié qui l’a demandé de tous les postes disponibles dans l'entreprise et compatibles avec sa qualification. Dans un arrêt du 8 avril 2009, la Cour de cassation a considéré que « l'obligation pour l'employeur, dans le cadre de la priorité de réembauche, d'informer le salarié de tout emploi devenu disponible et compatible avec sa qualification, n'est pas limitée aux emplois pourvus par des contrats de travail à durée indéterminée ». Depuis cet arrêt, il peut s’agir d’emplois disponibles à pourvoir en contrat à durée indéterminée ou en contrat à durée déterminée.


> 21-04-2009:
Suspension du permis de conduire : validité du licenciement

De jurisprudence constante depuis quelques années, la Cour de Cassation valide le licenciement disciplinaire du salarié qui s'est vu retirer son permis de conduire, et ce, alors même que les faits à l'origine du retrait ont été commis en dehors de son temps de travail. L'employeur utilise alors un fait tiré de la vie personnelle du salarié pour justifier son licenciement car ces faits ont pour effet de mettre le salarié dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Ainsi, un chauffeur  livreur peut être licencié pour faute par son employeur en raison de la suspension de son permis de conduire pendant 4 mois, pour conduite sous l'empire d'un état alcoolique de son véhicule personnel. Cette règle a été rappelée par la Cour de Cassation dans un arrêt rendu le 1er avril dernier.


> 20-08-2008:
Licenciement économique d'une salariée enceinte

Une salariée enceinte bénéficie d’un statut protecteur. Elle ne peut être licenciée durant cette période qu'à 2 conditions  : -le motif du licenciement doit être étranger à la grossesse; -l’employeur doit être dans l’impossibilité de maintenir le contrat de travail. On peut alors penser qu’un motif d’ordre économique permettrait facilement de remplir ces deux conditions. Le motif du licenciement, lorsqu’il est économique, semble bien ne pas être lié à la grossesse. Mais il n’est pas suffisant, en soi, pour caractériser l’impossibilité de maintenir le contrat. Les seules difficultés économiques de l'entreprise ne justifient pas en soi la suppression d'un poste. L’employeur doit donc préciser, dans la lettre de licenciement, en quoi les raisons économiques motivant la rupture, l’empêchent de maintenir le contrat de travail pendant cette période. A défaut, le licenciement sera nul.


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