Vos congés

Le Code du travail prévoit plusieurs types de congés.

Les congés payés bénéficient à tous les salariés, quels que soient le type de leur contrat de travail ou leur durée du travail.
Le Code du travail réglemente le calcul du nombre de jours de congés mais aussi l’organisation des départs en congés et la situation du salarié pendant ses congés.

Il existe par ailleurs des congés spéciaux lors de certains événements de la vie du salarié : de la maternité, en passant par la formation ou le congé sabbatique.

Pour vous informer sur tous les congés réglementés par le Code du travail, vous pouvez consulter les synthèses réalisées par nos juristes.

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Sujet : 

conges payes


j'ai occupé une emploi a durée déterminée et en fin de contrat j'ai reçu ma prime de précarité mais aucun réglement pour les congés payes acquis est normal.
merci

Bonjour,

Tout salarié, qu’il soit sous contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée, a droit à 2 jours ½ de congés payés par mois travaillé chez l’employeur. Le droit à congés des salariés en CDD est ouvert, quelle que soit la durée de leur contrat.
Le salarié en CDD a donc droit à un congé annuel dans les mêmes conditions que les autres salariés de l’entreprise.

Toutefois, lorsque le salarié n’a pas pris effectivement ses congés, il a droit à une indemnité compensatrice de congés payés au moins égale au dixième de la rémunération totale brute versée. De plus, l’indemnité de fin de contrat est prise en compte dans le calcul de l’indemnité de congés payés.

En principe, l’indemnité de fin de contrat est égale à 10% de la rémunération totale brute versée au salarié (article L.1243-8 du code du travail). Par dérogation, certaines conventions collectives peuvent prévoir une indemnité de fin de contrat de 6%.

Exemple : CCD de 6 mois ; rémunération totale brute : 10 800€
Indemnité de fin de contrat :  1 080€
Indemnité de congés payés : 10 800 + 1 080 = 11 880   ; 10% de 11880 = 1 188€.

L’article L.1242-16 du code du travail précise que cette indemnité compensatrice doit être versée à la fin du contrat de travail.

La seule hypothèse dans laquelle l’employeur n’a pas à verser l’indemnité compensatrice de congés payés est lorsque, au terme du CDD, le contrat se poursuit par un CDI. En effet, le salarié continue d’acquérir des congés qu’il prendra en temps voulu. Dans cette hypothèse, le salarié n’a pas également droit à l’indemnité de précarité.

Le salarié en CDD est en droit de demander devant le Conseil de Prud’hommes le versement de son indemnité de congés payés.


 


Cordialement,
Virginie PUISAY

Sujet : 

congés payés


sachant qu'il me restait 5 jours de CP à prendre avant le 1er juin....et que je travaille du lundi au vendredi...mon employeur avait'il le droit de m'enlever 1 jour de CP anticipé ( correspondant, je suppose au samedi...)? de plus ,sachant que le décompte des CP s'effectue sur 6 jours...si je demande une journée d'absence(le vendredi)a t'il le droit de me décompter le samedi?

Bonjour,

Chaque salarié bénéficie de 2 jours ½ de congés payés par mois. Le salarié doit prendre ses jours de congés entre le 1er juin et le 31 mai, sauf exceptions.

Le droit à congé s’exerce chaque année et, en principe, les congés ne peuvent être reportés d’une année sur l’autre.

Le salarié, comme l’employeur, doivent respecter l’ordre et les dates de congés fixés par l’employeur.

Le décompte des congés payés s’effectue en jours ouvrables. Sont réputés jours ouvrables tous les jours de la semaine sauf le jour consacré au repos hebdomadaire et les jours reconnus fériés par la loi et habituellement chômés dans l’entreprise.

Ainsi, en cas de répartition de l’horaire hebdomadaire sur 5 jours, le 6ème jour de la semaine non travaillé (le plus souvent le samedi) reste un jour ouvrable (Cassation, chambre sociale, 18 janvier 2006).

Le décompte des jour de congés s’effectue sur la base du nombre de jours ouvrables inclus dans la période d’absence. Le 1er jour ouvrable de congés est le 1er jour où le salarié aurait dû travailler. Le dernier jour ouvrable compris pendant la période d’absence compte pour le calcul du décompte des jours de congés, même s’il correspond à une journée non travaillée dans l’entreprise (Cassation, chambre sociale, 7 avril 2004).

Ainsi, le point de départ des congés est le 1er jour où le salarié aurait dû travailler et tous les jours ouvrables jusqu’à la reprise doivent ensuite être décomptés (Cassation, chambre sociale, 22 février 2000). Si le salarié pose un jour de congé le vendredi et qu’il reprend le travail le lundi, le samedi lui sera aussi décompté car c’est un jour ouvrable. Deux jours de congés lui seront alors décomptés.

De même, si le salarié part en congés du lundi au vendredi, 6 jours de congés lui seront décomptés. S’il ne lui restait que 5 jours sur les 30 acquis, l’employeur peut lui décompter un jour de congé anticipé sur les jours qu’il a acquis pour l’année de référence suivante.


 


Cordialement,
Virginie PUISAY

Actualités sur les congés

Cumul limité des congés payés non pris

Le 01/12/2011
(...)En principe, les congés payés doivent être pris pendant la période de référence de prise des congés (généralement entre le 1er mai et le 30 avril de l'année suivante).Le principe veut que les congés non pris à la fin de la période soient définitivement perdus.Or, progressivement les juges de la Cour de Cassation ont permis à la salariée empêchée de prendre ses congés pour cause de maternité, ou à celui empêché de prendre ses congés pour cause d'accident du travail ou de maladie professionnelle, avant la fin de la période, de reporter la prise de leurs congés.Récemment, les juges ont admis le droit à report y compris en cas d’arrêt de travail consécutif à un accident ou une maladie non professionnelle (arrêt de la chambre sociale de la Cour de Cassation du 24 février 2009, n°07-44488, faisant suite à décision de la CJCE).Mais, selon la Cour de justice de l'Union européenne*, les dispositions légales et conventionnelles des pays membres peuvent limiter ce report de congés.La période de report doit cependant avoir une durée supérieure à celle de la période de référence pour laquelle elle est accordée (en principe l'année civile). En l'occurrence, la Cour a estimé qu'une période de report de 15 mois était suffisante. Il convient en effet, que le congé payé garde sa finalité : un temps de repos, et que l'employeur ne reste pas trop longtemps «désavantagé » par l'absence de son salarié.A la Cour de Cassation maintenant d'aligner sa jurisprudence sur celle de la CJUE.*CJUE, 22 novembre 2011, aff. C-214/10

Vers un allongement de la durée des congés « décès »

Le 18/11/2011
(...)Les députés socialistes ont déposé un projet de loi visant à allonger la durée des congés exceptionnels accordés aux salariés lors du décès d’un enfant, du conjoint ou d’un parent proche.Actuellement, le Code du travail octroie au salarié 2 jours d’absence rémunérés en cas de décès d’un enfant, du conjoint ou du partenaire lié par un PACS, et un jour de congé exceptionnel pour le décès d’un parent (père ou mère), d’un frère ou d’une sœur ou d’un beau-parent.La Commission des affaires sociales propose d’allonger le congé pour la mort d’un enfant à 5 jours, et à 3 jours pour le décès du conjoint/partenaire. La députée socialiste Mme Delaunay propose 2 amendements à la proposition de loi, l’un portant à 10 jours le congé pour décès d’un enfant mineur ou à charge, et l’autre portant à 3 jours le congé pour le décès d’un parent (père ou mère).

Attribution de jours de congés supplémentaires ...

Le 24/10/2011
(...)Il ne reste plus que quelques jours avant le déclenchement éventuel de jours de congés payés supplémentaires, lié au fractionnement.En effet, il résulte de la loi que le salarié doit pouvoir bénéficier d'un  congé principal de 12 à 24 jours ouvrables entre le 1er mai et le 31 octobre de chaque année.Lorsque le salarié n'a pas pu prendre 24 jours ouvrables pendant cette période, alors l'employeur doit pouvoir lui attribuer, outre la 5ème semaine de congés payés prise à part dans l'année, des jours de congés supplémentaires, appelés jours de fractionnement :Selon l'article L 3141-19 du code du travail, le salarié a droit à : - 1 jour supplémentaire s’il prend entre 3 et 5 jours de congés en dehors de ladite période ;- ou 2 jours supplémentaires s’il prend au moins 6 jours en dehors de ladite période.




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