La démission

Vous envisagez de démissionner, mais vous ne savez pas comment faire ?
Votre employeur fait pression sur vous pour vous pousser à la démission, quelles sont les recours possibles du salarié contre ce type de situation ?
Une salariée peut-elle démissionner à la fin de son congé maternité, sans avoir à exécuter de préavis ?
Et quelles sont les suites de la démission, en termes d’allocations-chomage ?

Consultez dès à présent toutes les informations utiles concernant la démission, les règles sur le préavis de démission, le reçu pour solde de tout compte, le certificat de travail... .


"Démission"
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Sujet : 

demission poste de commercial


j'ai donne ma démission à mon poste de commercial le 8 avril.je dois un préavis de 1 mois.la personne qui doit me remplacer est déja la puisque l'on m'a un peu poussé a partir.je dois présenter mes clients a mon remplacant mais déja vendredi en voulant vérifier un résultat pour un de mes client je me suis rendu compte que mon nom n'apparaisait plus mais qu'il était déja anoté au nom de mon remplacant avec mon n° d' ATC. de plus on me demande dès la semaine prochaine de remettre mon vehicule et mon téléphone a mon remplacant.étant donné tout cela dans quel mesure suis je obligé d'effectuer mon préavis celui ci ne devrait il pas mettre payé sans obligation de l'effectuer.

Bonjour,



Durant le préavis, la relation contractuelle entre le salarié et l’employeur est maintenue. Ils doivent donc continuer à exécuter normalement leurs obligations.



Ainsi, le salarié continue à bénéficier de tous ses droits, collectifs ou individuels.



Concernant l’utilisation d’un véhicule et d’un téléphone, il convient de distinguer s’ils représentent un avantage en nature ou non :


-    si le véhicule et le téléphone ne devaient être utilisés qu’à des fins professionnelles et non personnelles, ils ne représentent pas un avantage en nature et l’employeur est en droit d’en retirer l’utilisation au salarié à tout moment, sans son accord. En effet, le fait que le salarié soit en préavis ne change rien au fait que l’employeur est en droit de changer unilatéralement ses conditions de travail ;


-    si au contraire le véhicule et le téléphone étaient laissés à la disposition du salarié pendant le week-end et ses congés, et qu’il pouvait les utiliser à des fins personnelles, ils représentent un avantage en nature et une composante de la rémunération du salarié.  Le fait que le salarié soit en préavis n’entraîne pas la disparition des avantages en nature qui lui sont octroyés. Si l’employeur ne souhaite plus que le salarié bénéficie d’avantages en nature, il doit obtenir l’accord préalable du salarié car ils constituent un élément de sa rémunération, qui est un élément essentiel du contrat de travail. L’employeur ne peut pas les lui retirer d’office. Soit le salarié accepte de les rendre sans compensation financière, soit il accepte sous réserve d’avoir une compensation financière équivalente, soit il refuse le retrait. Si l’employeur retire aux salariés ses avantages en nature sans son accord préalable, cela constitue une modification unilatérale du contrat de travail et le salarié est en droit d’interrompre le préavis et de réclamer une indemnité compensatrice (Cassation, chambre sociale, 5 mai 1999).



Par ailleurs, l’employeur est en droit d’embaucher un remplaçant au salarié démissionnaire pendant le préavis obligatoire de ce dernier, notamment lorsqu’il souhaite que ce remplaçant soit formé et que le salarié sur le départ lui transmettre son savoir et son expérience.



En tout état de cause, et sauf modification unilatérale du contrat de travail par l’employeur, le salarié ne peut pas décider seul de ne pas exécuter le préavis. Soit l’employeur lui accord une dispense de lui-même (et dans cette hypothèse il devra verser au salarié une indemnité compensatrice de préavis) soit il la lui accorde sur demande du salarié (et dans ce cas il n’a pas à lui verser d’indemnité compensatrice).


 


 


Cordialement,
Virginie PUISAY

Actualités sur la démission

Réduction du préavis : un accord nécessaire de l'employeur

Le 06/05/2011
(...)La cour de cassation a rappelé récemment que le salarié démissionnaire doit respecter le préavis prévu dans la convention collective applicable dans son entreprise, ou celui prévu dans son contrat de travail si celui-ci est plus favorable que le préavis conventionnel. La demande de réduction du préavis par le salarié est possible mais ne peut être imposée à l'employeur.En aucun cas, le salarié ne peut se prévaloir de la réduction d'un préavis qui n'a pas été acceptée par l'employeur. En cas de non respect du préavis conventionnel par le salarié, ce dernier serait redevable d'une indemnité à son employeur.

Démission pour suivi de conjoint et droit au chômage

Le 02/04/2010
(...)En principe, la démission prive le salarié de son droit à l’allocation chômage, ou tout au moins le fait patienter 4 mois avant de pouvoir demander au Pôle Emploi un examen de son dossier.Par exception, ce délai de 4 mois n’est pas opposable aux démissions reposant sur un motif considéré comme légitime par le Pôle Emploi. Est notamment visée la démission du salarié pour suivre son conjoint ou concubin qui change de résidence pour un motif professionnel.On peut alors se demander ce qu’il faut entendre par motif professionnel : les textes publiés par l’assurance chômage précisent que le nouvel emploi du conjoint peut notamment résulter d’une mutation, d’un changement de l’employeur décidé par le salarié, de la reprise d’un emploi après une période de chômage, ou encore d’une création ou d’une reprise d’entreprise. Cette liste étant non exhaustive, la démission sera considérée comme légitime dès l’instant où le changement de résidence du conjoint a un motif professionnel, quel qu’il soit.Aussi, les textes ne précisant pas le délai maximal devant séparer le changement d’emploi du conjoint avec la démission du salarié, ce dernier n’est a priori pas obligé de démissionner juste après le changement de résidence de son conjoint.

Une démission accompagnée de griefs adressés à l'employeur équivaut à une prise d'acte !

Le 08/03/2010
(...)Pour être valable, la démission doit faire l'objet d'une volonté claire et non équivoque de la part du salarié.   Selon les juges, la démission d'un salarié accompagnée d'un courrier reprochant à l'employeur ses nombreux manquements relatifs à l'exécution du contrat de travail peut être qualifiée de prise d'acte de la rupture aux torts de l'employeur.   En effet, les juges estiment que cette démission, en raison des reproches qui l'accompagnent, est équivoque et ils examinent si les griefs invoqués sont justifiés.   Par conséquent, la volonté du salarié de démissionner n'est pas caractérisée et la rupture du contrat est requalifiée en prise d'acte aux torts de l'employeur, en cas de manquements graves de ce dernier. Or, la prise d'acte prononcée aux torts de l'employeur a les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse.




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