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"Droit au chomage - allocations chomage"
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Sujet : 

droit aux indemnites de chomage


Je vends ma pharmacie.Mon mari est employé en qualitè de cadre dans cette pharmacie.Peut il bénéficier d'indemnitès de chomage en attendant de trouver du travail?

Bonjour,

Le conjoint  du chef d’une entreprise commerciale, artisanale ou libérale, qui y exerce de manière régulière une activité professionnelle, doit opter pour l’un des 3 statuts suivants :


-    conjoint collaborateur : le conjoint exerce une activité régulière sans percevoir de rémunération et sans avoir la qualité d’associé
-    conjoint associé
-    conjoint salarié

C’est au chef d’entreprise de déclarer le statut choisi par son conjoint (ou partenaire lié par un PACS) auprès du centre de formalités des entreprises (CFE). La protection sociale du conjoint dépend également du statut choisi.

Concernant l’indemnisation par l’assurance chômage en cas de perte d’emploi, seul le conjoint salarié peut en bénéficier.



Le conjoint doit pouvoir justifier de l’existence d’un contrat de travail, qui se caractérise par la réunion de 3 éléments cumulatifs :


-    une prestation de travail : elle peut avoir pour objet les tâches les plus diverses (travaux manuels, intellectuels…).
-    une rémunération : c’est la contrepartie du travail effectué. Elle peut être en argent ou en nature.
-    un lien de subordination juridique : c’est l’élément essentiel. Le lien de subordination est caractérisé par l’exécution d’un travail sous l’autorité d’un employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d’en contrôler l’exécution et de sanctionner les manquements du salarié.



Si le conjoint justifie de l’existence d’un contrat de travail, il peut bénéficier des allocations de chômage en cas de perte involontaire d’emploi sous réserve qu’il remplisse toutes les conditions d’affiliation et d’attribution exigées par l’assurance chômage. Ces conditions sont les suivantes :


-    avoir travaillé au moins 4 mois (610 heures) au cours des 28 derniers mois pour les moins de 50 ans, au cours des 36 derniers mois pour les 50 ans ou plus ;
-    être inscrit comme demandeur d’emploi ;
-    être à la recherche effective et permanente d’un emploi ;
-    être physiquement apte à occuper un emploi ;
-    résider sur le territoire français ;
-    être âgé de moins de 60 ans, ou de moins de 65 ans si l’intéressé n’a pas droit à une pension de retraite à taux plein ;
-    n’avoir pas quitté volontairement leur dernière activité professionnelle salariée (avoir été licencié…) ou une activité professionnelle salariée autre que la dernière dès lors que, depuis le départ volontaire, il ne peut être justifié d’une période d’affiliation d’au moins 91 jours ou d’une période de travail d’au moins 455 heures.

Ainsi, seule est indemnisable la perte involontaire d’un emploi. Sont considérées comme involontairement privés d’emploi les salariés dont la cessation de contrat de travail résulte :
-    d’un licenciement
-    d’une rupture conventionnelle homologuée
-    d’une fin de CDD
-    d’une démission considérée comme légitime par l’assurance chômage

Par ailleurs, la durée d’indemnisation est équivalente à la durée d’affiliation à l’assurance chômage dont justifie le demandeur d’emploi dans la limite de 24 mois (730 jours) pour les moins de 50 ans et 36 mois (1 095 jours) pour les plus de 50 ans.

De plus, le montant de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) ne dépend pas du motif de la rupture du contrat (licenciement, rupture conventionnelle…) mais du montant des salaires antérieurement perçus ainsi que du mode d’activité (temps plein, temps partiel…). Il convient de souligner que le montant de l’allocation ne décroît pas, c’est-à-dire qu’il ne varie pas pendant toute la durée de l’indemnisation.


 


 


Cordialement,
Virginie PUISAY

Sujet : 

Droit à l'allocation de chomage


Bonjour,
La conjoncture étant très mauvaise dans notre secteur nous envisageons de rompre un CDD pour raisons économiques.
La personne titulaire de ce CDD a démitionné d'un poste similaire à Grenoble en juin 2008 pour suivre son mari dans les Vosges.Comme son mari n'a pas de contrat de travail ( il est en formation )elle n'a pas pu prétendre à une allocation de chomage .Nous l'avons embauchée le 5 janvier 2009, au paravant elle a travaillé dans notre entrprise comme intérimaire.
Notre question : peut elle prétendre à une indemnité de chomage ?
Quels sont ses droits ?
Nous sommes à votre disposition pour vous apporter toutes précisions utiles.
Merci d'avance pour votre aide.
Sincères salutations

Bonjour,



Le contrat à durée déterminée est rompu automatiquement lorsqu'il arrive à terme.



Le CDD ne peut être rompu avant son terme que dans des cas limitatifs:



-Accord des parties: il convient ici de signer un avenant au contrat initial.



-Faute grave du salarié ou de l'employeur : l’employeur devra respecter la procédure disciplinaire avant de pouvoir rompre le contrat.



-Force majeure: il s’agit de circonstances extérieures, imprévisibles et irrésistibles rendant indispensable la rupture du contrat.



-Embauche extérieure du salarié sous CDI: il devra informer son employeur par écrit de la rupture, en justifiant de cette embauche.



L'employeur ne peut pas utiliser un motif économique pour rompre de manière anticipée le CDD du salarié. Seul une rupture d'un commun accord sera possible dans ce cas.



-avoir été affilié au moins 6 mois au cours des 22 derniers mois.



-être inscrit comme demandeur d'emploi



-être à la recherche effective d'un emploi. Le salarié peut demander à en être dispensé s'il a plus de 57 ans et 6 mois.



-être âgé de moins de 60 ans



-être physiquement apte à occuper un emploi



-avoir perdu involontairement son emploi ou rentrer dans un cas de démission légitime.



-ne pas avoir été indemnisé plus de 3 fois au titre du chômage saisonnier.



Il faut savoir que la rupture anticipée d'un commun accord du CDD constitue une perte involontaire du contrat de travail et permet au salarié qui remplit toutes les autres conditions de bénéficier de l'allocation chômage.



Par ailleurs, l'Assedic prendra en compte, pour pouvoir indemniser ou non l'intéressé, la dernière rupture du contrat de travail (rupture d'un commun accord du CDD par exemple), sauf s'il a travaillé moins de 3 mois. Dans ce dernier cas, il conviendra de prendre en compte l'avant dernière rupture.

Ainsi, si le salarié a travaillé moins de 3 mois en CDD, ce sera la démission du salarié qui sera prise en compte. Or celle-ci n'ouvre pas de droit à l'allocation chômage. Le salarié devra alors attendre 4 mois pour demander à l'Assedic un réexamen de son dossier et prouver qu'il a effectivement recherché activement un emploi.



Si le salarié a travaillé plus de 3 mois au titre de son CDD, alors ce sera la rupture d'un commun accord du CDD qu'il conviendra de prendre en compte. Dans ce cas, l'intéressé qui remplit toutes les conditions sus-visées bénéficiera de l'allocation chômage.






Cordialement, 




Anne-Laure M.

Service juridique Infotravail

Actualités sur le chômage

Portage salarial : une possible indemnisation chômage en fin de mission

Le 07/12/2011
(...)Le portage salarial est un mode particulier de prêt de main d’œuvre à but lucratif. Il consiste à faire appel à un salarié dit « porté » pour effectuer une mission précise. Ce salarié est employé par une société de « portage », qui facture ensuite le coût de la prestation réalisée.Le portage salarial se distingue de l’intérim car il n’existe pas de liste légale de cas de recours autorisés.Ce mode de prêt de main d’œuvre s’est développé face à la demande de cadres ayant quitté leur entreprise et qui souhaitaient conserver une activité sans pour autant devenir des travailleurs indépendants. Le portage salarial est souvent utilisé pour des missions impliquant un certain niveau d’expertise.Le portage salarial est actuellement régi par un accord signé le 24 juin 2010. Toutefois, une incertitude demeurait quant au droit à l’indemnisation chômage du salarié porté au terme de sa mission. De nombreuses agences Pôle emploi refusaient en effet d’accorder le bénéfice des allocations de chômage au salarié porté du fait de l’absence théorique de lien de subordination entre ce dernier et la société de portage.L’Unédic a cependant accepté en juin 2011 d’indemniser sous conditions les demandeurs d’emploi qui exerçaient leur activité professionnelle en portage salarial.Les modalités de cette prise en charge ont été précisées dans une circulaire datée du 7 novembre (n°2011-33). Ainsi, le demandeur d’emploi doit fournir une attestation particulière relative au portage salarial. Cette attestation complète l’attestation Pôle emploi obligatoire. Cette attestation doit contenir plusieurs mentions obligatoires (exercice de l’activité de portage salarial et souscription d’une garantie financière spéciale pour l’entreprise employeur, bénéfice du statut cadre et de la rémunération minimale obligatoire pour le salarié…).Si le demandeur d’emploi ne présente pas cette attestation spécifique ou s’il manque des mentions obligatoires, la demande d’indemnisation ne sera pas examinée par Pôle Emploi.

Hausse de l'allocation chômage de 1,5% !

Le 01/07/2011
(...)Même si elle évolue moins vite que la hausse des prix et celle du SMIC, la revalorisation de l'allocation chômage est bien réelle.L'allocation chômage augmente de 1,5% à compter de ce jour (1er juillet 2011).Les organisations syndicales jugent cette revalorisation insuffisante.La hausse escomptée était bien supérieure. La CFDT avait proposé une augmentation de 2,8% et la CGT de 5%.  

Convention d'assurance chômage enfin détaillée !

Le 17/06/2011
(...)Les 6 arrêtés portant agrément de la convention d'assurance chômage du 6 mai dernier ont été publiés jeudi 15 juin 2011.La majorité des règles d’indemnisation issues de la convention du 19 février 2009 relative à l’indemnisation du chômage est maintenue.La nouvelle convention compte toutefois trois évolutions :-l'allocation chômage est désormais cumulable avec la pension d'invalidité de 2ème ou 3ème catégorie-les chômeurs saisonniers sont désormais indemnisés selon les conditions du régime général.-le recul de l'âge de départ en retraite est également pris en compte, suite à la loi portant réforme des retraites.La nouvelle convention est entrée en application le 1er juin 2011 et continuera de s'appliquer jusqu'au 31 décembre 2013.




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