Les règles de l’assurance-chomage sont complexes. Vous êtes demandeur d'emploi. Vous souhaitez vous s'inscrire comme demandeur d'emploi.
Informez vous les Allocations auxquelles vous pouvez prétendre.

Pour connaître les règles concernant votre droit au chomage, consultez les synthèses réalisées par nos juristes .

 

"Droit au chomage - allocations chomage"
en appelant le
Appel facturé 1,35€ + 0,34 €/min

Une fois votre appel terminé, si vous n'accédez pas à nos synthèses, veuillez cliquer ici


Sujet : 

droit aux indemnites de chomage


Je vends ma pharmacie.Mon mari est employé en qualitè de cadre dans cette pharmacie.Peut il bénéficier d'indemnitès de chomage en attendant de trouver du travail?

Bonjour,

Le conjoint  du chef d’une entreprise commerciale, artisanale ou libérale, qui y exerce de manière régulière une activité professionnelle, doit opter pour l’un des 3 statuts suivants :


-    conjoint collaborateur : le conjoint exerce une activité régulière sans percevoir de rémunération et sans avoir la qualité d’associé
-    conjoint associé
-    conjoint salarié

C’est au chef d’entreprise de déclarer le statut choisi par son conjoint (ou partenaire lié par un PACS) auprès du centre de formalités des entreprises (CFE). La protection sociale du conjoint dépend également du statut choisi.

Concernant l’indemnisation par l’assurance chômage en cas de perte d’emploi, seul le conjoint salarié peut en bénéficier.



Le conjoint doit pouvoir justifier de l’existence d’un contrat de travail, qui se caractérise par la réunion de 3 éléments cumulatifs :


-    une prestation de travail : elle peut avoir pour objet les tâches les plus diverses (travaux manuels, intellectuels…).
-    une rémunération : c’est la contrepartie du travail effectué. Elle peut être en argent ou en nature.
-    un lien de subordination juridique : c’est l’élément essentiel. Le lien de subordination est caractérisé par l’exécution d’un travail sous l’autorité d’un employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d’en contrôler l’exécution et de sanctionner les manquements du salarié.



Si le conjoint justifie de l’existence d’un contrat de travail, il peut bénéficier des allocations de chômage en cas de perte involontaire d’emploi sous réserve qu’il remplisse toutes les conditions d’affiliation et d’attribution exigées par l’assurance chômage. Ces conditions sont les suivantes :


-    avoir travaillé au moins 4 mois (610 heures) au cours des 28 derniers mois pour les moins de 50 ans, au cours des 36 derniers mois pour les 50 ans ou plus ;
-    être inscrit comme demandeur d’emploi ;
-    être à la recherche effective et permanente d’un emploi ;
-    être physiquement apte à occuper un emploi ;
-    résider sur le territoire français ;
-    être âgé de moins de 60 ans, ou de moins de 65 ans si l’intéressé n’a pas droit à une pension de retraite à taux plein ;
-    n’avoir pas quitté volontairement leur dernière activité professionnelle salariée (avoir été licencié…) ou une activité professionnelle salariée autre que la dernière dès lors que, depuis le départ volontaire, il ne peut être justifié d’une période d’affiliation d’au moins 91 jours ou d’une période de travail d’au moins 455 heures.

Ainsi, seule est indemnisable la perte involontaire d’un emploi. Sont considérées comme involontairement privés d’emploi les salariés dont la cessation de contrat de travail résulte :
-    d’un licenciement
-    d’une rupture conventionnelle homologuée
-    d’une fin de CDD
-    d’une démission considérée comme légitime par l’assurance chômage

Par ailleurs, la durée d’indemnisation est équivalente à la durée d’affiliation à l’assurance chômage dont justifie le demandeur d’emploi dans la limite de 24 mois (730 jours) pour les moins de 50 ans et 36 mois (1 095 jours) pour les plus de 50 ans.

De plus, le montant de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) ne dépend pas du motif de la rupture du contrat (licenciement, rupture conventionnelle…) mais du montant des salaires antérieurement perçus ainsi que du mode d’activité (temps plein, temps partiel…). Il convient de souligner que le montant de l’allocation ne décroît pas, c’est-à-dire qu’il ne varie pas pendant toute la durée de l’indemnisation.


 


 


Cordialement,
Virginie PUISAY

Sujet : 

Droit à l'allocation de chomage


Bonjour,
La conjoncture étant très mauvaise dans notre secteur nous envisageons de rompre un CDD pour raisons économiques.
La personne titulaire de ce CDD a démitionné d'un poste similaire à Grenoble en juin 2008 pour suivre son mari dans les Vosges.Comme son mari n'a pas de contrat de travail ( il est en formation )elle n'a pas pu prétendre à une allocation de chomage .Nous l'avons embauchée le 5 janvier 2009, au paravant elle a travaillé dans notre entrprise comme intérimaire.
Notre question : peut elle prétendre à une indemnité de chomage ?
Quels sont ses droits ?
Nous sommes à votre disposition pour vous apporter toutes précisions utiles.
Merci d'avance pour votre aide.
Sincères salutations

Bonjour,



Le contrat à durée déterminée est rompu automatiquement lorsqu'il arrive à terme.



Le CDD ne peut être rompu avant son terme que dans des cas limitatifs:



-Accord des parties: il convient ici de signer un avenant au contrat initial.



-Faute grave du salarié ou de l'employeur : l’employeur devra respecter la procédure disciplinaire avant de pouvoir rompre le contrat.



-Force majeure: il s’agit de circonstances extérieures, imprévisibles et irrésistibles rendant indispensable la rupture du contrat.



-Embauche extérieure du salarié sous CDI: il devra informer son employeur par écrit de la rupture, en justifiant de cette embauche.



L'employeur ne peut pas utiliser un motif économique pour rompre de manière anticipée le CDD du salarié. Seul une rupture d'un commun accord sera possible dans ce cas.



-avoir été affilié au moins 6 mois au cours des 22 derniers mois.



-être inscrit comme demandeur d'emploi



-être à la recherche effective d'un emploi. Le salarié peut demander à en être dispensé s'il a plus de 57 ans et 6 mois.



-être âgé de moins de 60 ans



-être physiquement apte à occuper un emploi



-avoir perdu involontairement son emploi ou rentrer dans un cas de démission légitime.



-ne pas avoir été indemnisé plus de 3 fois au titre du chômage saisonnier.



Il faut savoir que la rupture anticipée d'un commun accord du CDD constitue une perte involontaire du contrat de travail et permet au salarié qui remplit toutes les autres conditions de bénéficier de l'allocation chômage.



Par ailleurs, l'Assedic prendra en compte, pour pouvoir indemniser ou non l'intéressé, la dernière rupture du contrat de travail (rupture d'un commun accord du CDD par exemple), sauf s'il a travaillé moins de 3 mois. Dans ce dernier cas, il conviendra de prendre en compte l'avant dernière rupture.

Ainsi, si le salarié a travaillé moins de 3 mois en CDD, ce sera la démission du salarié qui sera prise en compte. Or celle-ci n'ouvre pas de droit à l'allocation chômage. Le salarié devra alors attendre 4 mois pour demander à l'Assedic un réexamen de son dossier et prouver qu'il a effectivement recherché activement un emploi.



Si le salarié a travaillé plus de 3 mois au titre de son CDD, alors ce sera la rupture d'un commun accord du CDD qu'il conviendra de prendre en compte. Dans ce cas, l'intéressé qui remplit toutes les conditions sus-visées bénéficiera de l'allocation chômage.






Cordialement, 




Anne-Laure M.

Service juridique Infotravail

Actualités sur le chômage

Chômage partiel : atténuation des effets

Le 15/05/2012
(...)L’accord national interprofessionnel (ANI) du 13 janvier 2012 sur le chômage partiel vient d’être agréé.*Cet accord est destiné à atténuer les effets du chômage partiel pour les salariés travaillant dans les entreprises entrant dans le champ d’application de l’ANI. Il prévoit plusieurs mesures et notamment :-la prise en compte des périodes de chômage partiel en totalité pour l’acquisition des droits à congés payés, à partir de la période de référence en cours à la date de la signature de l’accord. Cette règle joue donc à partir de la période d'acquisition ayant commencé le 1er juin 2011.-la prise en compte des salaires que les salariés auraient perçus s’ils n’avaient pas été en chômage partiel, pour calculer la participation aux résultats ou l’intéressement lorsqu’ils sont répartis sur les salaires perçus.-la prise en compte des primes entrant dans la base de calcul de l’indemnité de congés payés pour le calcul des allocations conventionnelles.*arrêté du 4 mai 2012 portant agrément de l’accord national interprofessionnel du 13 janvier 2012 sur le chômage partiel

Rupture conventionnelle : droit au chomage sous condition d'homologation

Le 14/05/2012
(...)La loi de modernisation du marché du travail du 26 juin 2008 instaurant la rupture conventionnelle prévoit expressément que ce type de rupture permet au salarié de bénéficier de l'allocation chômage s'il remplit les conditions posées par Pôle Emploi.Le règlement général annexé à la convention d'assurance chômage précise que pour pouvoir bénéficier de l'allocation chômage, l'intéressé doit remplir certaines conditions :-avoir été affilié au moins 4 mois au cours des 28 derniers mois ou au cours des 36 derniers mois pour les salariés âgés de plus de 50 ans-être inscrit comme demandeur d'emploi-être à la recherche effective d'un emploi. -être âgé de moins de 60 ans-être physiquement apte à occuper un emploi-avoir perdu involontairement son emploi ou rentrer dans un cas de démission légitime.-résider sur le territoire françaisOr, l'article 2 dudit règlement énonce que «sont involontairement privés d'emploi ou assimilés les salariés dont la cessation du contrat de travail résulte (notamment) d'une rupture conventionnelle du contrat de travail, au sens de l'article L 1237-11 et suivants du code du travail.Mais encore faut-il que la rupture conventionnelle soit valable. Pour l'être, elle doit être homologuée par la DIRRECTE. L'autorité administrative dispose d'un délai d'instruction de quinze jours ouvrables, à compter de la réception de la demande, pour s'assurer du respect des conditions prévues par la loi et de la liberté de consentement des parties.A défaut de notification dans ce délai, l'homologation est réputée acquise et l'autorité administrative est dessaisie. La cour d'appel de Paris a récemment rendu une décision* en la matière et décide : si une rupture conventionnelle n'est pas homologuée par l'administration, le salarié ne peut pas prétendre aux allocations de chômage. La procédure d'homologation est en effet une condition substantielle de validité de la rupture conventionnelle selon les juges.*CA Paris, n° 11/06828, pôle 02, ch. 02 du 6 avril 2012

Assouplissement du contrat de sécurisation professionnelle (CSP)

Le 09/03/2012
(...)Le contrat de sécurisation professionnelle, dispositif introduit par la loi du 28 juillet 2011, remplace la convention de reclassement personnalisé et le contrat de transition professionnelle, et permet d'assurer au salarié licencié pour motif économique dans les entreprises de moins de 1000 salariés, un accompagnement et une indemnisation spécifiques.Le contrat de sécurisation professionnelle est applicable aux procédures de licenciement pour motif économique engagées à compter du 1er septembre 2011.Pendant le CSP, le salarié a le statut de stagiaire de la formation professionnelle. A ce titre, il peut suivre des formations et reprendre le travail pour des périodes déterminées en CDD ou en intérim  à l’issue desquelles il reprendra le cours du CSP.Jusqu'alors le CDD ou le contrat d'intérim étaient limitées à une durée minimale de un mois et à une durée maximale de trois mois.Les partenaires sociaux ont récemment assoupli ces règles et ont décidé d’un commun accord de ramener la durée minimale du CDD ou du contrat de travail temporaire à 14 jours renouvelables une fois chez le même employeur ou la même entreprise. Quant à la durée maximale cumulée de ces périodes de travail, elle est fixée à 6 mois.Notons que pendant ces périodes, le CSP est suspendu et son bénéficiaire devient salarié de l’entreprise où il travaille. Par ailleurs, les partenaires ont décidé de permettre au salarié ayant repris un emploi en CDI, CDD ou contrat d'intérim de plus de 3 mois et dont le contrat est rompu en période d'essai, de reprendre le CSP et de bénéficier à nouveau du versement de l'allocation dans les mêmes termes que ceux précédant la signature du contrat.




Pour accéder au service infotravail, vous devez exécuter le téléchargement ci dessous :
Le téléchargement devrait démarrer, si ce n'est pas le cas cliquez-ici

Puis suivez les étapes ci-dessous :








Tous droits réservés © 1999-2012 Infotravail
 
Editeur - CGV - Plan du site - Nous contacter / Infotravail.com respecte la loi informatique et libertés.
Ce site est déclaré auprès de la CNIL sous le n° 1084350.