Le 11/03/2010
(...)Depuis le 1/01/2009, les Assedic et l’Anpe ont fusionné en un seul et même organisme, dénommé Pôle Emploi. Quinze mois après, cette réforme du service public de l’emploi, adoptée dans le but de soutenir l’emploi, fait l’objet de vives critiques.Au-delà de la dégradation importante des conditions de travail des agents ex. Anpe et Assedic, engendrée notamment par une formation insuffisante et un mauvais accompagnement du changement, la fusion aurait l’effet inverse de celui escompté.Le nombre de chômeurs par conseiller aurait en réalité doublé, ce qui va à l’encontre d’un suivi personnalisé et d’un accompagnement efficace des demandeurs d’emploi dans leurs démarches de reclassement.
Le 06/08/2008
(...)Selon une enquête venant d’être publiée par l’Insee, les inégalités se creusent sur le marché du travail. La légère baisse du chômage enregistrée depuis un an ne profite pas suffisamment aux seniors. Les entreprises recrutent peu de personnes ayant dépassé la cinquantaine : en 2007, elles ne représentaient que 7% des nouveaux embauchés alors qu’elles constituent 17% des demandeurs d’emploi. Aussi, 38% des chômeurs de plus de 50 ans recherchent un emploi depuis plus de deux ans.
En réponse à ces problèmes, le Gouvernement a encouragé les mesures visant à favoriser le maintien en activité des seniors. Aujourd’hui, il s’agit en parallèle de leur faciliter davantage le retour à l’emploi. Outre le développement des dispositifs d’accompagnement, la dispense de recherche d’emploi, dont pouvaient bénéficier jusqu’alors les chômeurs d’au moins 57 ans et demi, sera progressivement supprimée d’ici à l’horizon 2012. C’est l’une des mesures prévues par la loi sur les droits et devoirs des demandeurs d’emploi adoptée le 1er août dernier.
Le 13/06/2008
(...)Le projet de loi sur le contrôle des chômeurs va être débattu devant le Sénat et l'Assemblée Nationale à partir du 23 juin 2008.
Ce projet dit équilibré est réalisé sur la base du donnant-donnant.
En effet, l'ANPE devra s'engager à mieux accompagner le chômeur mais en contrepartie, celui-ci ne pourra pas refuser 2 offres d'emplois dites « raisonnables » sous peine d'être radié durant 2 mois.
Encore faut-il savoir ce qu'est une offre raisonnable? Au terme du projet de loi, celle-ci se définit selon 3 critères: la rémunération, la localisation et la compatibilité de l'emploi avec les qualifications du chômeur.
Cette offre devrait également tenir compte de la formation du chômeur, de son expérience professionnelle et de sa situation personnelle et familiale.
Le niveau d'exigence envers le chômeur va désormais être fonction de la durée de son chômage.
Au bout de 3 mois d'indemnisation, une offre sera considérée comme raisonnable lorsque l'emploi proposé sera rémunéré à 95% de l'ancien salaire perçu par le chômeur.
Après 6 mois de chômage, la proposition d''emploi ne devra être rémunérée qu'à 85% de l'ancien salaire et se situer à 60 km ou 2 heures en transport en commun par jour maximum pour être déclarée raisonnable.
Et au bout d'un an, le chômeur ne pourra plus refuser plus de 2 offres d'emplois rémunérés à hauteur du revenu de remplacement c'est-à-dire de l'allocation chômage.