Quand l'entreprise s'organise face aux intempéries ou mouvements sociaux !

Quand l'entreprise s'organise face aux intempéries ou mouvements sociaux !

Alors que le mouvement de grève actuel à la SNCF en est à son treizième jour et que la paralysie du secteur aérien commence tout juste à s'améliorer, se pose le problème de la gestion par l'entreprise des retards ou absences de ses salariés.

Dans les faits, si le Code du Travail et les Conventions Collectives restent flous à ce sujet, plusieurs possibilités s'offrent à l'employeur pour s'adapter à ces situations inhabituelles et gérer au mieux la paie de ses salariés.

Dans un premier temps, il revient au salarié absent ou en retard de faire son maximum pour prévenir son employeur le plus rapidement possible. Le salarié qui reste volontairement passif et n'avertit pas son employeur peut faire l'objet d'une sanction disciplinaire.

Rien n'empêche l'employeur d'opérer une retenue de salaire pour les heures non travaillées par le salarié lorsque ce dernier est tenu à des horaires précis fixés par le contrat de travail. Les heures sont alors décomptées de façon proportionnelle à la durée de l'absence ou du retard.

L'employeur peut néanmoins proposer d'aménager les horaires de travail du salarié en fonction des possibilités de transport.

Le salarié qui travaille à des horaires variables peut quant à lui rattraper son retard sur une période ultérieure.

L'employeur a également la possibilité de proposer aux salariés bloqués de travailler depuis leur domicile. Les salariés sont ainsi rémunérés comme en temps normal.

L'employeur est en droit d'exiger que les heures non travaillées  suite à une interruption collective de travail soient récupérées par les salariés à l'issue de la période de  perturbation. Les heures de récupération ne sont toutefois  pas considérées comme des heures supplémentaires.

Pour éviter toute perte de salaire, il arrive également que l'employeur autorise le salarié à poser un jour de congé ou de RTT. Il est toutefois interdit à l'employeur d'imposer la prise  d'un jour de congé ou d'un RTT. L'accord du salarié est donc essentiel.

L'employeur peut aussi décider de mettre en place le chômage technique au sein de l'entreprise en cas de diminution de l'activité faute d'un nombre suffisant de salariés pour assurer le maintien complet de l'activité.

Enfin, des systèmes de covoiturage au sein de l'entreprise ou encore la participation de l'employeur aux frais d'essence sont des mesures efficaces car elles permettent de faciliter l'organisation des salariés pour se rendre sur leurs lieux de travail et instaurent une réelle solidarité entre les salariés de l'entreprise.




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