En France, la pension de retraite est calculée par association de la pension de retraite de base et de la pension de retraite complémentaire. Les cotisations à ces deux régimes sont obligatoires tout au long de la carrière professionnelle pour chacun d'entre nous. Chacune des pensions a son propre mode de calcul.
Par contre, les conditions du départ à la retraite et d'obtention d'une retraite à taux plein diffèrent selon le statut des travailleurs. On distingue ainsi le régime général (celui des salariés), les régimes spéciaux, le régime des fonctionnaires et les régimes des artisans, des commerçants et industriels, des exploitants agricoles et des professions libérales.
La retraite de base
Elle fonctionne sur le principe de la répartition, les cotisations sont comptées par trimestres. Les cotisations sont versées à la Sécurité Sociale et servent à financer les pensions de retraites des retraités actuels. Actuellement, l'âge légal du départ en retraite est de 60 ans mais il faut attendre 65 ans pour prétendre à une retraite à taux plein* (soit 160 trimestres de cotisations). Le calcul retraite de base dépend de vos dernières années de salaire et de votre nombre de trimestres travaillés.
La retraite complémentaire
Le calcul de la retraite complémentaire est basé sur un système de points, calculés sur les cotisations salariales et patronales. Le calcul est effectué en fonction du nombre de points acquis et de la valeur du point qui est revalorisé chaque année.
Ces cotisations sont versées par l’employeur à différentes caisses de retraite complémentaires : pour les salariés, les cotisations sont versées à l’ARRCO pour les cadres à l’AGIRC et pour les emplois exercés dans le secteur public en qualité de non-titulaire (contractuels, vacataires, etc.) elles sont versées à l’IRCANTEC. Les non salariés, fonctionnaires et régimes spéciaux dépendent de caisses différentes.
Pour demander sa pension de retraite complémentaire, il suffit d’avoir cessé toute activité professionnelle. Pour les cas généraux, elle est attribuée à taux plein à 65 ans mais il est possible de la demander à partir de 55 ans dans certains cas. Pour ceux qui le souhaitent, il est également possible de liquider sa retraite complémentaire après 65 ans.
Quoi qu’il en soit, les salariés ayant validé leurs 160 trimestres et bénéficiant de la retraite de base à taux plein peuvent demander la liquidation de leur retraite à taux plein aussi.
Les réformes
Avec la réforme de 2003 (loi Fillon), la réforme des régimes spéciaux en cours et la nouvelle réforme du régime général prévue pour 2008, les conditions pour avoir droit à la retraite sont entrain d'évoluer.
Les points déjà acquis :
- A partir du 1er janvier 2009, le nombre de trimestres exigés pour bénéficier d’une retraite de base à taux plein augmente d’un trimestre par an pour atteindre 164 trimestres en 2012.
- Jusqu'à présent la pension de base à taux plein (représentant 50% du salaire moyen) était calculée sur la base des 10 meilleures années de salaires. A partir de 2008, le calcul se fera sur la base des 25 meilleures années de salaires.
Les projets du gouvernement :
- Actuellement, les régimes spéciaux (sauf les mineurs et les marins pêcheurs) sont remis en question. L'objectif est de les aligner sur le régime des fonctionnaires.
- En 2008, la future réforme devrait entériner l'allongement de la durée obligatoire de travail, de 40 à 41 ans.
*Le taux plein de la retraite correspond au taux de liquidation de la retraite auquel vous avez droit lorsque vous avez effectué une carrière complète ou si vous justifiez d’une situation particulière. Le montant de la retraite de base est fonction du revenu moyen, de la durée d’assurance dans le régime et du taux de liquidation qui varie en fonction de la durée d’assurance tous régimes confondus.